La Marche de l'eau - Etape 1 : Les préparatifs
La Marche de l’eau, c’est le nom de notre projet. Un nom devenu rapidement mot courant de nos conversations et qui a fait bien du chemin dans nos têtes depuis 3 ans. Un nom synonyme de passé et de futur. Un nom qui se décline au singulier comme au pluriel.
La Marche
Au départ de tout ça, une idée folle. Celle de partir à la découverte du monde … à pied.
Une idée folle cachée en nous même depuis l’enfance et qui est restée là, les années passant. Et oui, quoi de plus naturel finalement que de partir chaussures aux pieds pour découvrir des peuples, des paysages et soit même, à la vitesse de ses pas. La marche. Finalement, le moyen de transport le plus accessible et le plus partagé sur l’ensemble du globe. Loin de nous l’idée d’être enfermé dans un bus pour aller de site touristique en site touristique. Ce que nous voulons, c’est découvrir le monde tel qu’il est et pas seulement tel que les guides touristiques et cartes postales nous laissent en apercevoir. Nous voulons voir ces pays dans leur ensemble : des villages les plus reculés aux grandes mégalopoles surpeuplées, en passant des campagnes aux zones industrielles.
Nous sommes partis à deux sur notre route. L’un dans l’idée de voir défiler sous ses yeux ces deux cents petits kilomètres de transition entre la plaine du Teraï et les hauteurs himalayennes. L’autre, de fouler de ses pas ces grandes étendues d’herbes rases : les steppes mongoles.Nous avons relié les deux ; et voici notre itinéraire grossier réalisé.
... de l'eau
Après la marche, c’est le thème de l’eau qui est devenu pour nous une évidence. Pour partir marcher 10 mois, il nous fallait quelque chose de plus : un fil conducteur auquel se raccrocher.
L’eau. Une évidence qui rejoint nos envies, nos convictions personnelles, nos formations. Besoin primaire indispensable à la vie, source d’énergie, catastrophe naturelle, etc. : forte ou fragile, il y a beaucoup à découvrir et à faire découvrir. Nous avons ainsi parsemé notre chemin de rencontres avec scientifiques, associations et ONG œuvrant dans un domaine particulier touchant à l’eau. Épidémie de choléra à Calcutta, pollution du Gange, recul des glaciers himalayens, barrage des Trois-Gorges en Chine, exploitations minières mongoles. Autant de rencontres qui posent les étapes du voyage, affinant notre parcours.
Entre les deux, l’aventure pour découvrir des pays, des populations, des cultures, des paysages. Découvrir ce qui se cache sous ces cartes depuis si longtemps scrutées.
Laure et Nicolas, peu de temps avant leur départ, lors de leur intervention au collège Gérard Yvon (Vendôme). Avec le collège Honoré de Balzac (St Amand), les élèves ont pu suivre le projet au travers d’un blog, d’un forum, et d’adaptations thématiques lors de leur enseignement (histoire/géographie, français, etc.).
Extraits du Forum de la Marche de l'eau
« Bonne chance à vous tout le long de ce voyage. J’espère que cela se passera bien ! Bon voyage, bon courage, bonne route, et tout et tout … » Adele
« Bonne chance Laure et Nico et que la force soit avec vous. » Reyrey 41
« Bon courage, vous en avez besoin. » Souki
Un projet sur le long terme
La Marche de l’eau c’est 10 mois d’aventure sur les routes d’Asie, 3000 km ou près de 4 000 000 de pas, 2500 km de vélo mais aussi … 2 ans de préparation, et plusieurs années de travail au retour pour -si tout se passe bien- écrire un livre, réaliser un documentaire, monter une exposition, etc.
Depuis cette fameuse idée, bien du chemin a été parcouru ! Remises en questions, nouvelles rencontres, imprévus, autant de petits détails et de hasards de vie qui façonnent le projet un peu plus à notre image. Cela représente au final beaucoup de travail : tout penser et tout réaliser. Lectures, prises de contacts, rencontres, écriture des dossiers, mise en place du blog et de ses forums, évaluation du budget prévisionnel, recherche des aides financières externes (sponsor, subvention, bourse), internes (vente de gâteaux et de calendriers) et personnelles, achats du matériel de trekking et des appareils photo/vidéo, etc.
Un travail étalé sur le long terme mais souvent réalisé dans l’urgence quand l’heure de clôture des demandes de bourses approche. Finalement, malgré les bonnes résolutions, c’est souvent comme ça qu’on travaille. Ces semaines chargées où le rythme est parfois dur à tenir, restent aussi dans nos mémoires comme nos meilleurs souvenirs de ces 2 années de préparation.
Quelques mois avant le départ, on s’attèle à la technique qui accompagne tout voyage : assurances, visas et vaccins en tout genre.
Au singulier comme au pluriel
Marcher à la rencontre des scientifiques et des ONG sur la thématique de l’eau, voilà quelque chose qui nous plait bien et dont on n’a pas fait le tour ! A peine revenus et nous voilà déjà repartis à rêver l’itinéraire de la prochaine Marche de l’eau …
Dans le cadre de notre voyage, nous avons créé un partenariat avec l’association vendômoise Bidonvilles. Ainsi, leur projet « Bobo la Terre » s’est lancé dans la réalisation de bandes-dessinées inspirées du voyage. Pour découvrir les nombreuses autres aventures de « Bobo la Terre », rendez-vous sur leur site. Des dernières actualités aux campagnes de sensibilisation, Bobo la Terre nous emmène dans ses aventures pour « vivre autrement ».
Poursuite de lecture
La Marche de l'eau - Etape 2 : Eau et santé, un combat partagé
La Marche de l'eau - Etape 3 : Une route pleine de rencontres
La Marche de l'eau - Etape 4 : Les contreforts de l’Himalaya
La Marche de l'eau - Etape 5 : Chengdu, une mégapole grandissante
La Marche de l'eau - Etape 6 : La Chine face aux catastrophes naturelles
La Marche de l'eau - Etape 7 : Tian’Anmen, une place chargée d’histoire
La Marche de l'eau - Etape 8 : L’épreuve du désert de Gobi
La Marche de l'eau - Etape 9 : Dans les steppes mongoles
