Le XXe siècle

Appel à la populationLa Première Guerre mondiale touche le Loir-et-Cher dès août 1914 : le 113e régiment d'infanterie, cantonné à la caserne Maurice de Saxe à Blois est anéanti à la bataille de Signeulx. Comme ailleurs, les femmes prennent le relais dans les travaux agricoles. La proximité du front et le bon réseau ferroviaire expliquent l'installation, dès 1915, d'infirmeries militaires, en Vendômois d'abord, puis celle de la première base américaine en France, implantée à Gièvres.

Deux hommes politiques marquants du XXe siècle sont originaires du département : Camille Chautemps, député puis sénateur de Loir-et-Cher, plusieurs fois ministre dans l'entre-deux-guerres, et Joseph Paul-Boncour, député, ministre, qui refuse les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 et signera pour la France la charte des Nations unies en 1945.

Le second conflit mondial n'épargne pas le Loir-et-Cher : Blois et Vendôme, sévèrement bombardées, voient disparaître des quartiers entiers, témoins de leur riche histoire. Et sur la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux-Espagne, à Montoire a lieu la rencontre entre Hitler et le maréchal Pétain, signe visible de la défaite française et de la collaboration.

La ligne de démarcation passe sur le Cher, l'extrême sud du département se trouve donc en zone libre. La Résistance s'organise et de nombreux réseaux participent à la libération du département à l'été 1944.
En 1951, Pierre Sudreau est nommé préfet du département. Il est le plus jeune préfet de France à l'époque, et deviendra plus tard député, puis maire de Blois.

Tout en restant rural, le Loir-et-Cher s'industrialise peu à peu : en 1963, le nucléaire s'installe à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, tandis que le tourisme devient peu à peu un facteur économique, avec la création à Chambord en 1951 du premier spectacle son et lumière.

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