5e Conférence départementale de l’économie
Intervention de Maurice LEROY
Président du Conseil général
Intervention de Maurice Leroy
Député de Loir-et-Cher
Président du conseil général
Mesdames et messieurs les conseillers généraux et conseillers régionaux,
Mesdames et messieurs les maires et présidents de communautés de communes,
Messieurs les présidents des chambres consulaires,
Mesdames et messieurs les chefs d’entreprises,
Mesdames et messieurs les représentants des organisations syndicales et patronales,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,
J’ai l’impression que c’était hier, il y a à peine trois ans, en octobre 2005, quand j'ai fait la proposition de créer la Conférence départementale de l'économie.
Cette conférence, je l'ai souhaitée comme un lieu de discussion, d'échange et de réflexion, comme une force de proposition s’inscrivant dans une démarche de partage et de concertation.
Tous les partenaires sollicités ont participé activement aux travaux des groupes thématiques constitués, comme acteurs du développement économique, capables de se projeter dans l’avenir, et non comme des spectateurs subissant les événements sans pouvoir réagir.
Je pense notamment aux fermetures des sites du Giat à Salbris et Matra à Romorantin qui ont malheureusement durement frappé la Sologne.
Aujourd’hui, trois ans après, l'actualité économique internationale nous rappelle que rien n'est jamais acquis et que nous avons peu de prise sur les stratégies industrielles des grands groupes.
Nous vivons notamment la restructuration ininterrompue de la filière automobile ou la fermeture programmée ou potentielle de grandes unités industrielles (Thyssen, Ranger, Québecor, Caillau, Porcelaine de Sologne….).
Ces crises donnent d’autant plus d'acuité à notre Conférence, en soulignant la nécessité d'une concertation continue et de la mise en commun de nos forces sur des thèmes toujours aussi prégnants que l'attractivité du territoire ou l'innovation.
Bien évidemment, notre ambition ne peut pas être de régler directement les problèmes très sensibles des dérives financières des marchés, ou du financement des entreprises par les organismes financiers.
Néanmoins, nous devons, à notre niveau, agir et mobiliser nos forces pour nos territoires, avancer des propositions, et interpeller les instances compétentes en matière d’économie.
En effet, si nos initiatives ont trouvé un écho favorable sur les thèmes de la recherche et de l'Innovation, qu'en est-il de la mobilisation pour le financement des entreprises ?
Je veux en appeler à la Région, qui est le chef de file en matière économique.
J’ai lancé, il y a quelques jours, un appel au président du Conseil régional pour qu’il prenne des initiatives, et qu’il réunisse les présidents des conseils généraux afin que nous puissions étudier ensemble les mesures indispensables à prendre à notre niveau. Je me réjouis que mon appel ait été entendu.
Il nous faut décider ensemble d’une stratégie permettant de mobiliser des moyens supplémentaires en garanties d'emprunts ou en capital investissement, à travers des structures dédiées comme Sofaris, Centre Capital Développement, ou le réseau Entreprendre.
A ce stade, c’est à nous qu’il appartient de faire des propositions ! C’est le sens de notre réunion de ce soir.
Aujourd’hui, et suite aux élections municipales et cantonales qui ont eu lieu cette année, les représentants d’un certain nombre d’organismes au sein de notre Conférence ont changé.
Je vous propose de réinstaller la Conférence départementale de l'économie et d'accueillir ses nouveaux membres, élus des collectivités ou encore acteurs du tissu économique local.
Il y a quatre ans, nous avions décidé la création de quatre groupes thématiques : l'innovation et les activités nouvelles, l’attractivité du territoire, les ressources humaines, et la transmission-reprise, avec pour chacun des objectifs et des axes de travail.
Je vous invite à nous faire connaître très rapidement le ou les groupes dans lesquels vous souhaitez vous investir. Vous trouverez dans votre dossier de participant une fiche à renseigner et à retourner à la mission Conférence départementale de l'économie. N’hésitez pas à y faire-part de vos propositions, de vos réflexions ou de vos attentes.
Mais afin de permettre aux nouveaux participants d’effectuer leur choix en toute connaissance de cause, il convient qu’avec les présidents des quatre groupes, nous vous fassions un rapide tour d'horizon de nos travaux, dont certains connaîtront des développements en 2009 et au-delà.
Pour le groupe Innovation et Activités Nouvelles, Alain Courtois, exposera tout à l’heure l'avancée du programme TrempoliNNo, programme partenarial engagé par la CCI en 2007 pour soutenir et accompagner les entreprises dans leurs processus d'Innovation.
Autre réflexion, autre perspective : je prends pour exemple les travaux du groupe sur les énergies renouvelables et la structuration de la filière bois-combustible.
Après plus d'un an d'expertises et de tests, la construction d'une offre économique structurée des agriculteurs et professionnels de la filière bois est aujourd'hui opérationnelle.
Il s'agit de soutenir la demande en combustible bois-énergie à travers les investissements public et privé en chaudières bois de petites et moyennes capacité.
C’est maintenant au tour des collectivités de se saisir de cette question, et le Département se mobilisera à leur côté, comme nous l'avons déjà fait en accordant notre soutien à la création d'une Cuma pour l'investissement en matériel de production de plaquettes bois.
Le conseil général est également intervenu sur d’autres filières, à titre exceptionnel, en soutenant par exemple l’Opac de Loir-et-Cher dans la mise en œuvre de la première chaudière à granulés paille de France, à Droué, fin 2007.
Je souhaite vraiment approfondir nos travaux dans le domaine des énergies renouvelables, et je m'engage à proposer à l'Assemblée départementale de mobiliser dès 2009 les moyens financiers pour en promouvoir le développement.
Concernant le groupe des "Ressources Humaines", les échanges avaient été au cœur des débats de la dernière séance plénière de juillet 2007 à Romorantin. Deux thématiques se sont dégagées des travaux du groupe présidé par Gilles Noyant : la relation "école-entreprise" et "les services à la personne."
Un troisième thème, sur "la veille économique et la sécurisation des parcours professionnels" n'a abouti que très partiellement à la création d'une plate-forme de collaboration par l'Observatoire économique des territoires, avec une phase d'expérimentation sur le Vendômois.
Je crois qu’il est plus que jamais nécessaire que nous abordions à nouveau cette question, car l'actualité économique nous l'impose. La veille économique est et doit être appréhendée par nous tous.
Sans pouvoir toujours anticiper les restructurations, pouvons-nous néanmoins analyser les mutations technologiques et économiques qui s'opèrent, et en tirer des enseignements sur le devenir des entreprises de nos territoires ? C’est un enjeu essentiel.
Par ailleurs, nous sommes souvent interpellés sur les questions des emplois, de leur pérennité ou des reconversions professionnelles. Là encore, le rôle de la Région est essentiel, ne serait ce qu'à travers ses compétences dans le domaine de la formation. Mais nous devons aussi identifier les leviers sur lesquels il est impératif d’agir localement ou au niveau national.
Il ne m’est pas possible de dresser un bilan exhaustif de tous nos échanges en si peu de temps. Vous trouverez dans le dossier qui vous a été remis des fiches-bilan détaillées que nous avons établies à votre intention sur tous les projets. Je vous invite à les consulter.
Je vous remercie très sincèrement de votre engagement et de votre participation active à nos travaux. Votre présence nombreuse est une preuve que nous voulons tous agir dans le même sens pour l’intérêt de notre tissu économique et de nos concitoyens.
Je laisse maintenant la parole à Alain Courtois
