Réunion sur le transport à la demande

Lundi 4 janvier 2010

Mesdames et Messieurs les Présidents de Communautés de Communes,
Mesdames et Messieurs les membres des bureaux communautaires,

La politique des déplacements représente un enjeu important pour notre département. La qualité de la vie, la cohésion sociale, le respect de l’environnement, le développement économique, la solidarité des territoires en dépendent en partie.

Qu’ils en aient fait le choix ou non, nombre de Loir-et-Chériens ne disposent pas de véhicule personnel et sont dépendants des transports publics ou de dispositifs de voisinage.

  • Les jeunes. Si le transport scolaire est bien pris en compte, les besoins de déplacements pour accéder aux loisirs, aux lieux spécifiques de formation ou d’apprentissage sont réels.
  • Les personnes âgées en perte d’autonomie. Leurs besoins en déplacements portent essentiellement sur l’accès aux centre-villes, qui concentrent commerces, services de santé, loisirs…
  • Les personnes en situation de handicap. Leurs besoins varient selon la nature et le degré de leur handicap. Certaines ne peuvent pas conduire de véhicule, d’autres ont besoin d’aménagements ou d’équipements spécifiques.
  • Les personnes en situation d’exclusion. Souvent isolées, en situation de précarité, l’accès aux transports est une difficulté supplémentaire.
  • Les personnes demandeurs d’emploi. Elles doivent accéder aux structures d’accompagnement, se rendre aux formations, aux entretiens d’embauche…

La question de la mobilité est également soulevée régulièrement par les services sociaux comme un frein aux démarches administratives, de soins, d’insertion…

Voilà qui justifie l’engagement du Conseil général sur la question de la mobilité en milieu rural !

Ce thème avait d’ailleurs été largement abordé par Yves Ménager et ses collègues maires ruraux dans le cadre des groupes de travail que j’ai institués fin 2008 entre le Conseil général et l’Association des maires ruraux.

Afin de répondre à cette problématique, le Conseil général a adopté une nouvelle politique tarifaire en appliquant une tarification unique, à 2 € par trajet, effective depuis le 1er septembre 2009, sur le réseau « Route 41 ». Cette politique s’adresse à tout le monde.

Bien sûr, pour les scolaires, la gratuité du transport reste de règle.

Mais, au-delà de ce dispositif, et, afin d’offrir à tous une solution de transport, notamment aux personnes domiciliées dans les communes rurales non desservies par le réseau de transport public, je souhaite développer des services à la demande en milieu rural, à titre expérimental.

Le Département est compétent pour l’organisation de ces services, pour autant, je souhaite que soient associées les Communautés de communes qui connaissent bien leur territoire et sont les mieux placées pour connaître les besoins de leur population.

Le développement de services de transport à la demande doit être défini en concertation avec vous.

Cela est indispensable à la réussite du dispositif !

J’ai pour objectif de conduire cette expérimentation au plus tôt en 2010.

Pour conduire cette action, le Département doit identifier les territoires volontaires, partenaires de l’expérimentation.

De leur côté, les Communautés de communes doivent avoir toutes les données et les clés de lecture pour se déterminer.

La réunion de ce jour a pour objet de vous présenter les dispositions qui pourraient être mises en œuvre.

Je vous remercie et donne la parole à Christophe Salvat, Directeur général adjoint en charge des infrastructures et des transports pour vous exposer les conditions de mise en œuvre du transport à la demande dans notre département !

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