La viabilité hivernale
Un dispositif pour lutter contre les intempéries sur les routes
Chaque année, de décembre à fin février (au-delà si nécessaire), le Conseil général met en place un dispositif destiné à faire face aux phénomènes atmosphériques sur les routes du Loir-et-Cher.
47 agents sont en astreinte durant la période hivernale.
Ce dispositif, destiné à assurer la viabilité des routes pendant l'hiver, permet de lutter contre la gêne causée à la circulation routière par les intempéries hivernales : le verglas et la neige.
Le Département est responsable de ces interventions pour les 3 459 km de routes départementales. Il définit les objectifs de traitement du réseau routier et y affecte les moyens correspondants.
Pour les autres routes, leur mise en œuvre est assurée par :
- Cofiroute sur les autoroutes,
- l'État sur la RN n°10,
- les communes sur les voies communales.
Les routes départementales les plus importantes du réseau (823 km) sont traitées suivant des parcours préalablement définis, avec des objectifs de qualité suivant trois niveaux de service qui précisent les durées prévisionnelles de retour à des conditions de circulation de référence.
En cas de verglas, les durées de retour à ces conditions sont fixées à :
- 4 heures pour les 1 114 kilomètres classés en réseau priorité I,
- 12 heures pour les 1 250 kilomètres classés en réseau priorité II,
- durée non définie pour les 1 093,5 kilomètres classés en réseau priorité III.
En cas de neige, ces durées sont fixées à :
- 8 heures pour les 1 114 kilomètres classés en réseau priorité I,
- 24 heures pour les 1 250 kilomètres classés en réseau priorité II,
- durée non définie pour les 1 093,5 kilomètres classés en réseau priorité III.
Ces dispositions sont arrêtées chaque année par le Conseil général avant la période hivernale.
Les interventions, effectuées selon 17 circuits, sont réalisées par des personnels en astreinte et des moyens matériels affectés à partir de 8 centres d'intervention (Blois, Lamotte-Beuvron, Mondoubleau, Ouzouer-le-Marché, Romorantin-Lanthenay, Saint-Aignan, Montrichard et Vendôme).
Les autres routes départementales (2 630 km) sont traitées par les divisions territoriales, sans engagement de délai, avec les moyens dont elles disposent et ceux des centres d'intervention, après que ceux-ci ont terminé leurs circuits pour les niveaux N1, N2 et N3. Ces interventions sont organisées en fonction des besoins identifiés comme les plus importants (desserte d'activités importantes, flux particuliers de poids lourds, circuit de transports scolaires).
Les interventions sont déclenchées en fonction des paramètres locaux issus :
- du centre météorologique départemental de Loir-et-Cher qui adresse au Conseil général trois bulletins quotidiens et, à tout moment, un bulletin d'avertissement en cas de phénomènes météorologiques particuliers,
- des recueils d'information fournis par les patrouilleurs de chacune des divisions (température de l'air et de la chaussée, degré d'hygrométrie).
Le traitement des chaussées est mené à l'aide de saleuses qui répandent, en général, de la bouillie de sel, à raison d'environ 15 g/m² pour les interventions préventives et d'environ le double en cas d'intervention curative.
C'est l'action combinée des « solvants » employés et du passage des véhicules qui permettent d'obtenir une chaussée circulable.
La neige est dégagée à l'aide d'une lame de déneigement adaptable sur chacun des camions.
En cas de conditions atmosphériques particulièrement difficiles, les interventions s'effectuent en fonction des urgences.
Le coût de la viabilité hivernale, en hiver courant, est estimé à 800 000 euros.
